Ce qui est possible en Gironde est possible dans tous les départements
Ce qui est possible au 1er septembre est possible au 1er juillet
Le 27 mai, la FNEC FP FO a pris ses responsabilités seule alors que « l’intersyndicale » avait
refusé d’accompagner au ministère les délégations porteuses de milliers de signatures. Elle a refusé de renvoyer les EVS sur la journée d’action du 13 juin qui fut un échec. Elle a multiplié les
démarches dans les départements et auprès des ministères. Il y a eu des dizaines de délégations dans les préfectures –avec les UD-FO, dans les IA, les rectorats, les conseils généraux, des
audiences auprès des parlementaires…Elle a proposé en toutes circonstances l’action commune.
Le 1er juillet, la FNEC FP a appelé à se rassembler à Matignon et proposé à toutes les
organisations syndicales de demander audience commune.
Plus de 200 EVS-AVS, professeurs, instituteurs, de 16 départements étaient présents, avec la FNEC et en
présence de la secrétaire générale de la FGF-FO, Anne Baltazar, pour exiger :
aucun EVS-AVS au chômage
intégration sur des postes statutaires
Plus de 130 000 signatures ont été collectées sur la pétition intersyndicale.
Une délégation a demandé à être reçue pour remettre les pétitions et présenter les dossiers des EVS. Un
représentant de Matignon est venu chercher les pétitions, la délégation n’a pas été reçue.
Devant les collègues rassemblés, la FNEC FP-FO a fait état des informations communiquées par les
sections :
En Gironde, le préfet de région Aquitaine annonce le 23 juin « à la demande de
Force Ouvrière, j’ai décidé que les 387 EVS de Gironde seront réemployés à compter du 1er septembre, leur contrat sera renouvelé à cette date ». Le 2 juillet, le préfet de
région réunit les préfets des 4 départements sur ce sujet.
En Haute Loire, c’est 95 contrats qui ont été reconduits. Il reste 33 dossiers à régler.
En Seine St Denis, c’est plus de 80 EVS qui seront réemployés.
Dans le Val de Marne, l’IA, le 24 juin, devant une délégation SNUDI-FO, SNUipp, SUD, CGT s’est engagé
à étudier chaque situation de chaque EVS afin de tenter de trouver une solution de réemploi à la rentrée.
Dans la Somme, tous les collègues en contrat d’avenir qui ne totalisaient pas les 34 mois ont reçu un
avenant les prolongeant.
Dans l’Allier, l’IA a informé la délégation intersyndicale reçue le 24 juin que les EVS seront réemployés
sur des CAE.
Dans la Loire, l’IA appelle le SNUDI-FO pour informer du renouvellement des contrats, plusieurs EVS sont
réemployés en CAE, les CAE étant portés à 24 heures payés 24.
En Charente Maritime La représentante de l’IA a admis devant une délégation le 24 juin que le licenciement
des collègues qui n’ont pas terminé leurs 36 mois posait un problème juridique dont la solution dépendait du gouvernement.
En Eure et Loire, une délégation a été reçue le 23 juin par le préfet et l’inspecteur d’académie. Le préfet
a manifesté son étonnement devant les situations individuelles présentées et l’empilement des contrats. Il a déclaré « si la moindre possibilité existe elle sera mise en œuvre car je
comprends totalement tous les arguments exposés ici et personne ne peut y être insensible. C’est une situation aberrante et je demande à la DDTE et à l’IA de me transmettre un rapport précis
sur ces dossiers. Je vais pour ma part, immédiatement me mettre en rapport avec mon collègue de Gironde. Je répète que si la moindre solution existe, elle sera mise en œuvre. Nous ferons le
point le plus rapidement possible. »
Pour sa part, l’IA a déclaré « il est vrai qu’on en arrive à 11 ans de présence dans l’éducation
nationale, cela pose problème. Il y a quelques années on a titularisé les MA qui étaient dans cette situation. La loi de 2005 a généré de nouveaux emplois et de nouvelles missions auprès des
handicapés. Cela nécessiterait la titularisation de ces emplois précaires. »
Il a pris les dossiers présentés par la délégation. Une nouvelle audience est prévue le 6 juillet.
A Paris, le directeur d’académie déclare que ces emplois sont nécessaires et qu’il faudrait créer des
postes d’accompagnement. Il s’est engagé à ce que tous les EVS qui le demandent puissent devenir AVS.
En région Ile de France où 8000 EVS sont concernés, le président de région, Monsieur Huchon a déclaré
« c’est le plus grand plan social de la crise». Il a raison. Avec l’URIF-FO nous allons rencontrer Monsieur Huchon pour lui demander de chercher les solutions, de s’adresser aux
préfets.
Dans l’Hérault, le président du conseil général fait savoir à FO qu’il est prêt à trouver des solutions
pour une partie des collègues.
En Charente, ce jour le préfet répond à la délégation qu’il est prêt à réemployer les EVS si le préfet de
Gironde l’a fait.
Jean Claude Mailly, secrétaire général de la confédération FO, poursuit ses interventions auprès du
gouvernement pour le réemploi des 32 000 EVS.
32 000 licenciements étaient prévus.
Chaque jour de nouveaux réemplois sont arrachés.
C’est dossier par dossier, s’il le faut, que nous irons chercher le réemploi de chaque EVS.
En juillet et août, nous poursuivrons toutes les démarches.
La FNEC FP-FO qui avait proposé à toutes les organisations syndicales de se rendre ensemble à Matignon le
1er juillet renouvelle sa proposition. Plus que jamais on peut faire reculer le gouvernement et obtenir le réemploi des EVS. La FNEC propose une intervention commune auprès du Premier
ministre et de l’Elysée.